Le Japon, l'archipel des séismes

Pour commencer juste une photo des plaques tectoniques dans le monde pour comprendre la place du Japon dans cette mappe.


     Photo n°1


Pourquoi le Japon est une zone sismique.

Il y a beaucoup de séismes au Japon : plus de 100 000 par an, soit 10 % des tremblements de terre dans le monde. Le Japon est donc une zone particulièrement sismique, mais pourquoi ?

Bon, sur les 100 000 séismes par an, seuls ceux de magnitude supérieure à 3 sur l'échelle de Richter, sont dangereux.

Mais on a quand même compté en moyenne 1 tremblement de terre de magnitude supérieure ou égale à 7 par an au Japon au XXe siècle ! 

Le Japon étant un archipel, ces tremblements de terre s’accompagnent parfois de tsunamis, (des raz-de-marée destructeurs). Alors pourquoi y a-t-il autant de séismes au Japon ?

Parce que les tremblements de terre au Japon sont de type tectonique. Les  séismes de ce type sont les plus fréquents dans le monde. Ils se produisent quand une plaque glisse sous une autre. Ce phénomène géologique s'appelle la subduction.

On a vu dans les publications précédentes que les plaques peuvent s'éloigner les unes des autres cela s'appelle "l'écartement" ou la "divergence" ou au contraire glisser les unes sous les autres et entrer en collision cela s'appelle "la subduction".

A cause de la tectonique des plaques. 

Des plaques tectoniques. La terre est découpée en plusieurs plaques, à la manière d’un puzzle (photo n°1)  celles-ci bougent, c’est ce que l’on appelle la tectonique des plaques ! Ce sont ces mouvements qui provoquent des tremblements de terre.

Le Japon est situé à la rencontre de 4 grandes plaques : la plaque d’Okhotsk au nord, la plaque pacifique à l’est, la plaque philippine au sud et la plaque eurasiatique à l’ouest. La plaque eurasiatique est elle-même divisée dans cette zone en 3 sous-plaques : la plaque de l’Amour au nord, celle d’Okinawa au sud-est et du Yangtsé au sud-ouest.

7 plaques donc au total, avec des mouvements divers et variés :

  • La plaque pacifique plonge sous celles d’Okhotsk et philippine, et la plaque philippine s’enfonce dans celle d’Okinawa, on parle de subduction.
  • Celle d’Okhotsk se rapproche des plaques de l’Amour et philippine, dans un mouvement de convergence et de collision. 
  • La plaque d’Okinawa s’écarte de celles de l’Amour et du Yangtsé, il s’agit ici d’un phénomène de divergence.
  • Enfin les plaques de l’Amour et du Yangtsé coulissent l’une à côté de l’autre, le long d’une faille transformante.

Carte des plaques tectoniques au Japon
Les plaques tectoniques au Japon et les différents mouvements à leur limite.

Le mouvement qui est le plus source de séismes est celui de subduction. Cela concerne des plaques océaniques, ici les plaques pacifique et philippine, qui s’enfoncent sous des plaques généralement continentales, dans ce cas les plaques d’Okhotsk et eurasiatique. Le risque de séisme fort est ainsi variable selon les régions.

Le Japon, un archipel volcanique

Ce phénomène de subduction a aussi un effet important sur le relief !

En premier lieu, on trouve toujours une fosse océanique le long de la bordure où une plaque commence à s’enfoncer sous l’autre. Au Japon, ce sont :

  • les fosses des Kouriles et du Japon à la rencontre des plaques pacifique et d’Okhotsk, au nord ;
  • la fosse de Nankai et d’Izu-Ogasawara à la bordure des plaques pacifique et philippine, à l’est ;
  • et la fosse de Ryûkyû à la rencontre des plaque philippine et d’Okinawa, au Sud-Ouest.

Deuxièmement, à environ 150, 200 km de chaque fosse, sur la plaque supérieure, se trouve toujours une chaîne de volcans. Ces volcans, alignés parallèlement à la fosse, forment un “arc volcanique”. Lorsqu’ils se trouvent dans une zone maritime, il forment des îles regroupées en un archipel tout en longueur.

Le Japon a ainsi un relief volcanique, et est essentiellement montagneux : les montagnes occupent 61 % du territoire. On compte environ 200 volcans, dont 110 sont aujourd’hui considérés comme actifs, sur plus de 1 500 dans le monde. Mais seuls 47 d’entre eux représentent un risque, et sont minutieusement observés. Les éruptions sont plutôt rares, avec des émissions généralement peu importantes.

Carte des volcans au Japon et à proximité
En noir et rouge, les volcans au Japon et dans ses alentours. Les arcs volcaniques sont bien visibles !

A noter que le mont Fuji, la plus haute et la plus célèbre montagne du Japon, est un volcan ! Bien que considéré comme actif, sa dernière éruption date de 1707, et le risque qu’une nouvelle éruption se produise est faible.

En dehors des 4 grandes îles du Japon (Hokkaido, Honshu, Shikoku et Kyushu), on trouve 3 longs arcs volcaniques sous la forme d’archipels :

  • les îles Kouriles, le long de la fosse des Kouriles (russes mais revendiquées par le Japon) ;
  • les îles d’Izu et d’Ogasawara, formant l’archipel Nanpō, le long de la fosse d’Izu-Ogasawara ;
  • et les archipels Satsunan et Ryûkyû, formant l’archipel Nansei, le long de la fosse de Ryûkyû.

Ce phénomène de subduction de plaques existe tout autour de l’océan Pacifique. On compte 452 volcans autour du Pacifique, ce qui fait appeler cette zone la ceinture de feu du Pacifique. 90 % des tremblements de terre dans le monde se produisent dans cette région. 

Source : doshite.fr


    Le Mont fuji emblème du Japon.

Ce volcan n'est pas en activité depuis belle lurette, mais on dit de lui que quand il se réveillera cela risque de faire très mal.


Deux autres cartes qui expliquent la situation géologiquement très instable 
du Japon.
Et une troisième carte qui répertorie les centrales nucléaires sur l'ensemble du territoire.

1e carte, celle des volcans dans l'archipel, (triangles rouges) dont certains sont très actifs.

2e carte, la situation du Japon dans ce que l'on appelle la "ceinture de feu"

3e carte, celle des centrales nucléaires réparties sur le territoire japonais (rien à voir avec la géologie, mais ça fait très peur quand même, vu l'importante activité sismique dans la région (se rappeler la catastrophe de Fukushima).








A la vue de ces trois cartes, plus la situation géologique du Japon que j'ai évoqué en introduction, on pourrait légitimement avoir froid dans le dos..


Voici un rappel des principaux séismes à forte magnitude depuis dix ans :

22 juillet 1994 : Un séisme de 7,8 touche la partie orientale du Japon, y compris l’île de Hokkaido.

4 octobre 1994 : Un séisme de 8,1 frappe Hokkaido, faisant 436 blessés. Il s’agit alors de la plus forte secousse dans cette zone depuis 26 ans.

28 décembre 1994 : Deux morts et plus de 280 blessés dans un séisme de 7,5 qui frappe Hachinohe, dans le nord-ouest de Honshu, la plus grande île de l’Archipel.

17 janvier 1995 : Un séisme de 7,3 dévaste Kobe et les régions d’Osaka et de Kyoto, tuant près de 6.500 personnes, la plupart asphyxiées sous les décombres. Plus de 40.000 personnes sont blessées et 250.000 habitations détruites. Il s’agit du tremblement de terre le plus meurtrier depuis un demi-siècle.

6 octobre 2000 : Un séisme de 7,3 fait 120 blessés légers dans la province de Tottori, dans le sud-ouest du Japon.

26 mai 2003 : Un séisme de 7 dans la préfecture de Miyagi, à 350 km au nord-est de Tokyo, est ressenti jusqu’au centre de la capitale. Il fait une centaine de blessés et cause d’importants dommages.

26 septembre 2003 : Hokkaido est frappé par un séisme de magnitude 8, faisant un mort et 480 blessés.

23 octobre 2004 : Un séisme de magnitude 6,8, suivi de violentes répliques pendants plusieurs jours, fait 67 morts et plus de 3.000 blessés dans la région de Niigata, à 250 km au nord-ouest de Tokyo. Il provoque le déraillement d’un train à grande vitesse Shinkansen.

16 février 2005 : Une secousse d’une magnitude de 5,4 ébranle Tokyo et sa région, faisant une vingtaine de blessés légers et perturbant certains transports mais sans occasionner de dégâts importants.

20 mars 2005 : Un séisme de magnitude 7 frappe la région de Fukuoka, sur l’île du Kyushu (sud du Japon), faisant un mort et plus de 700 blessés, pour la plupart légers, endommageant nombre de routes et habitations et paralysant le traffic ferroviaire et aérien.

20 avril 2005 : Un séisme, d’une magnitude de 5,8 sur l’échelle, secoue la région de Fukuoka, sur la grande île de Kyushu (sud), faisant 42 blessés.

23 juillet 2005 - Tokyo est secouée par son plus fort tremblement de terre depuis 1992 (magnitude de 6), qui fait 27 blessés légers et des dégâts matériels.

16 août 2005 - Un très violent tremblement de terre (7,2) frappe la région densément peuplée de Sendai (nord du Japon), ne faisant que des blessés.

14 novembre 2005 - Un séisme de 6,9 secoue le nord du Japon, provoquant un petit tsunami qui force l’évacuation provisoire de milliers de riverains mais sans faire de victime ni de dégât majeur.

15 novembre 2006 - Un des plus violents tremblements de terre (8,1) de tous les temps déclenche une alerte au tsunami dans l’extrême-nord du Japon, près de l’archipel russe des Kouriles. Pas de victime, ni dégâts importants.

25 mars 2007 - Un très violent tremblement de terre, d’une magnitude de 6,9, fait un mort et près de 220 blessés sur la côte ouest du Japon.

(Source : AFP)


Quelques photos impressionnantes de séismes au Japon.

















La ceinture de feu du Pacifique est un alignement de volcans dont certains sont parmi les plus dangereux du monde qui s'étend sur tout le pourtour  
de l'océan Pacifique, soit environ 40 000 Kms.

Alors, situation cahotique au Japon ?
Le Japon serait-il dangereux, invivable?
Non pas vraiment..
Il faut compter sur l'intelligence et la force de travail et l'opiniâtreté du peuple fier qu'est le peuple Japonais.
Le japon compte 128 millions d'habitants et c'est la troisième puissance économique mondiale.
Malgré ce milieu naturel hostile, les Japonais vont prendre une série de mesures qui vont assurer leurs sécurité et qualité de vie.
Et aujourd'hui on vit plus en sécurité au Japon que dans certaines autres zones sismiques du globe.
Un tremblement de terre au Japon fait beaucoup moins de morts qu'en Afrique 
(par exemple en Algérie), que dans les autres pays asiatiques (Chine, Iran, Turquie.. pour ne citer que ceux-là..), qu'en Amérique du Sud..
Après, tout est relatif, un tremblement de terre n'est dangereux que quand il se produit dans des zones fortement peuplées, ou encore dans les océans à proximité des côtes où il y a des mégapoles, des installations sensibles et une forte densité de population. (Risques de tsunamis).


Un pays à la pointe du génie antisismique.

Conscients depuis longtemps des risques, les Japonais ont petit à petit élaboré des techniques de constructions anti ou plutôt parasismiques de plus en plus efficaces. Les principales recherches commencèrent après le séisme de Nōbi, aussi appelé tremblement de terre de Mino Owari. Les techniques modernes de construction furent réglementées en 1924 après le séisme de 1923 du Kantō. Elles étaient cependant limitées aux zones urbaines. Ces techniques furent renforcées en 1950 à la suite du tremblement de terre de Fukui en 1948. Elles ont alors été rendues obligatoires sur l’ensemble du territoire.

La loi actuelle fut introduite en 1981, après le séisme de Miyagi en 1978, permettant l’usage de 3 méthodes de construction parasismiques différentes :

  • La première, taishin, minimale et obligatoire, est suffisante pour les immeubles de petite taille. Elle implique que les piliers, poutres et murs soient plus épais afin d’être plus résistants.
  • La deuxième, seishin, est recommandée pour les plus grands immeubles : des amortisseurs sont ajoutés dans la structure afin d’absorber l’énergie du tremblement de terre. 
  • Enfin, la troisième norme, menshin, optionnelle mais la plus sûre pour les gratte-ciel, induit que la structure du bâtiment soit isolée du sol, limitant le plus les effets du séisme, notamment dans les étages supérieurs.
Les différentes méthodes de construction parasismiques au Japon
Les différentes méthodes de construction parasismiques au Japon, de gauche à droite : taishin, seishin, et menshin.

L’effet de ces mécanismes sur les gratte-ciel est surement le plus impressionnant. Ils permettent de minimiser les secousses, sans les faire disparaître, quelle que soit la méthode utilisée. En cas de forte secousse, les buildings font de plus ou moins larges mouvements de balancier, sans s’effondrer !

Source : doshite.fr


Malheureusement pour le Japon il se situe dans une zone sismique à risque très élevé, et malgré que l'on connait les zones à risques, personne au monde ne peut prédire quand un tremblement de terre ou une éruption volcanique vont se produire.
Personne au monde ne peut empêcher la dérive des plaques ou leur entrée en collision.
Donc les ressorts sous les bâtiments, c'est bien mais malheureusement cela reste insuffisant.

Un pays à la croisée du chemin.

Le Japon était à l'origine attaché à la côte orientale du continent asiatique. Les plaques de subduction, étant plus profondes que la plaque eurasienne, elles ont tiré le Japon vers l'est et ouvert la mer du Japon il y a environ 15 millions d'années. Le détroit de Tartarie et le détroit de Corée se sont ouverts beaucoup plus tard.



La plaque pacifique dérive vers l'ouest à raison de 9 à 10 cm par an.
Ce qui est une vitesse énorme dans le temps géologique.

Que va devenir le Japon à brève et longue échéance ?

À brève échéance (on va dire entre 10 et 50 ans) : 

le Japon va devoir gérer son contentieux avec la Russie à propos des îles Kouriles.
Îles Russes revendiquées par le Japon.

Il va devoir régler son contentieux avec la Corée du Sud à propos de l'île Dokdo (aussi appelé Rochers Liancourt) , qu'il a annexé mais que la Corée du Sud revendique toujours.

Il va devoir régler son contentieux avec la Chine qui revendique les îles Sunkaku et surtout l'île de Taïwan (anciennement appelé Formose), des territoires chinois, conquis et annexés par le Japon. Concernant Taiwan le Japon l'a remis à l'ONU en 1945 mais ouvertement ou de manière cachée il continu à tirer les ficelles dans l'ombre, lui et les États-Unis.

Ne jamais perdre de vue que le Japon était un Empire colonial.

Il est actuellement la tour de guet et de contrôle des USA, en zone Asie-Pacifique.


Pour les Américains et les Japonais Taïwan est une ligne rouge à ne pas franchir.
Ce que les Chinois n'entendent pas de cette oreille. Ils veulent récupérer leurs îles coûte que coûte.
Taïwan représente un enjeu hautement stratégique pour les uns et les autres.
Il est la clé pour les échanges commerciaux entre le Japon et le reste du monde.
Il est une pièce maîtresse sur le plan militaire.

Pour rappel, le Japon a conquis et occupé entre 1937 et 1945 la Mandchourie et d'autres régions chinoises.

La zone du Lac Baïkal et le Kamtchatka en Sibérie 
Orientale (Russie).

La Corée quand elle était un seul pays en 1905.

Voici la liste des pays que le Japon a conquis pendant la 2e G.M et restituer après sa capitulation en 1951 :

Timor portugais.
Hong-kong.
Indochine française.
Thaïlande (considéré comme pays allié)
Birmanie.
Papouasie britannique.
Philippines.

Par contre et il faut le souligner le Japon a été envahie par les Mongols, ce qui explique leur histoire commune et aussi la présence de Mongols au Japon.

L'invasion Mongole du Japon de 1274 :
Les Japonais ne disposant pas de forces navales, les Mongols prennent facilement les îles de Tsushima et d'Iki, et débarquent le 19 novembre dans la baie de Hakata, non loin de Dazaifu, l'ancienne capitale administrative de Kyūshū.

Le Japon va devoir s'ouvrir sur le monde (à l'exemple de la Chine et de nombreux autres pays asiatiques) et se rapprocher de ses voisins asiatiques, aux premiers rangs desquels la Chine et les Corée du Nord et du sud.
S'ouvrir et se rapprocher autrement que par la manière forte.
Manière qu'il avait adopté dans le passé, c'est à dire la manière coloniale, militaire, impériale et brutale.. en envahissant et en colonisant.
Pour rappel le Japon n'a jamais été colonisé, par contre lui, il a colonisé.
Aujourd'hui la situation de ces pays est totalement différente.
La Chine est devenue la 1e puissance économique mondiale et aussi une puissance militaire de premier plan.
La Corée du Nord est devenue une puissance nucléaire.
Des données incontournables dont le Japon est obligé de tenir compte.
Fini l'arrogance, fini l'attitude hautaine et méprisante du Japon vis à vis de ses voisins, fini l'agressivité coloniale.
De plus, son partenaire et grand soutien que sont les USA, il ne peut plus compter sur eux, ces derniers étant eux même dans une situation délicate, en plein déclin.
Par conséquent le Japon n'a d'autre choix que de s'ouvrir sur ses voisins et à l'international avec un regard différent, plus humble, plus amical, plus coopératif.
Encore une fois, la Chine un pays qu'il a autrefois colonisé, est devenue son principal concurrent et rival.

Sur le plan intérieur le Japon fait face au vieillissement de sa population et à un taux de natalité très bas .

Il va devoir gérer également la répartition de sa population sur son territoire. 
Une très forte partie de cette population se concentre dans des  mégapoles et sur le littoral, tandis qu'une petite partie de la population vit dans l'intérieur du pays.

La minorité Aïnous (turko-Mongole de Sibérie-Mongolie) vit et est concentré essentiellement dans le nord du pays.
Elle est victime de racisme et de discrimination. Tout comme les minorités Ryukyu et Burakumin.
 
Le Japon qui est une république impériale a toujours nié ses composantes ethniques alors qu'elles existent.
Il a toujours préféré parler de  cohésion ethnique, de pureté de la race nippone.
Cela aussi devra changer dans l'avenir, vu que le peuple Japonais n'est pas un peuple homogène, n'est pas composé que d'une seule ethnie.

Sur le plan économique et financier, le Japon traverse une période délicate, difficile.

Sur le plan énergétique et environnemental, le Japon devra faire des choix difficiles.
Pour sa sécurité (se souvenir de Fukushima) et conformément aux vœux de sa population il sera obligé de renoncer et de démanteler ses trop nombreuses centrales nucléaires.
Il devra remplacer ses centrales par une industrie utilisant des énergies renouvelables.

Le Japon  fera-t-il toutes ces recommandations que de nombreux experts lui conseil ?
La réponse est Non !
Le Japon est toujours replié sur lui-même.
Il se considère toujours comme leader de la zone Asie-Pacifique, et se prend toujours pour la tour de garde devant contenir l'influence de la Chine.
Plus grave encore, alors que son territoire est truffé de volcans, de Zones sismiques et de centrales nucléaires, il a relancé son programme nucléaire.
Se mettant en cela au diapason de son grand rival Chinois qui lui aussi fait la course en tête en matière d'énergie nucléaire.
Sauf que la Chine n'est pas un terrain accidenté comme l'est le Japon.
Cela n'exonère en rien la Chine, mais bon..
Faut faire confiance en la nature et la bêtise humaine.

Plus haut j'ai parlé des composantes ethniques du peuple Japonais.
Voyons ce qu'il en est.

Un peu d'histoire :

Origine et composition du peuple japonais

Origine et composition du peuple japonais

Le Japon compte à ce jour 128 millions d'habitants.

Il y a peu de minorités : essentiellement des coréens (600 000, Nord et Sud) et aussi des chinois de Taiwan.

Quant aux origines exactes du peuple japonais, elles demeurent toujours mystérieuses.

À commencer par les origines de sa langue, méconnues. 

On lui trouve des similitudes avec la famille altaïque (turc, mongol, tongous, coréen) au niveau de la syntaxe, la phonologie et la sémantique. 

La sémantique pourrait aussi s'apparenter avec les langues malayo-polynésiennes.

Bref, elle ne s'apparente vraiment à aucune autre famille linguistique, et cette spécificité laisse à penser qu'elle a des origines très lointaines. 

On considère qu'au III° siècle av JC, les habitant parlaient déjà une langue ancêtre du japonais actuel.

Quant aux recherches sur l'origine ethnique du peuple, elles ont été longtemps génées par la doctrine officielle qui prônait l'homogénéité absolue du peuple japonais.

On a pensé un temps que les Aïnous étaient la population originelle du Japon. Il s'agit d'une communauté très ancienne et mystérieuse, dont une petite population (20 000) survit encore au nord du Japon, à Hokkaido.

Longtemps considérés comme une population barbare, ils se différencient d'abord physiquement en ce sens qu'ils ressemblent plus à des caucasiens, mais aussi culturellement. 

Ils commencèrent à pratiquer l'agriculture vers le XIIIème siècle, ont développé une littérature orale et une culture étroitement liée à la nature dont ils dépendaient fortement (la vénération des animaux était au centre de leur vie et de leur artisanat). Poussés à l'assimilation au monde moderne, peu d'entre eux parlent encore leur langue et leur civilisation est sur le point de disparaître.

En tout cas, il est maintenant établi que les aïnous n'ont jamais été la population originelle et dominante du Japon, comme certaines anciennes thèses laissaient penser qu'ils avaient été décimés par des envahisseurs venus du continent. En effet, les squelettes du Néolithique montrent que les habitants étaient alors plus proches des japonais actuels que des aïnous.

Le Japon a également connu des apports de nouvelles populations venues du continent, Chine, Corée, Sibérie, Mongolie. Cependant, du fait de l'insularité du pays, ces arrivées n'ont jamais été massives.

On constate, entre le III° siècle av JC et le III° siècle ap JC (période Yayoi), un allongement de la taille des squelettes retrouvés: était-ce dû à une invasion de populations venues du nord de l'Asie (mongoles)? Ou à une meilleure alimentation tirant bénéfice de la riziculture naissante? Aucun élément ne le détermine.

En conclusion, on peut dire que nul ne connait les origines du peuple japonais, comme de sa langue, et qu'on se perd en suppositions.

Certes ce n'est pas un peuple homogène, mais il n'y a pas eu d'apports significatifs de populations dans l'histoire (à défaut de connaissances sur la préhistoire).

Pour preuve de son isolement, le Japon n'a connu au début de son histoire certaines techniques du continent qu'avec grand retard. Par exemple, le bronze et l'écriture connus dès 1500 av JC en Chine ne sont apparus qu'aux alentours de notre ère (JC) au Japon.

Source: voyagejapon.com


Et encore :

LES DIFFÉRENTES ETHNIES JAPONAISES

Bien que le Japon aime à se considérer comme sang-pur, le pays est également composé de minorités, comme beaucoup de pays modernes ou en voie de développement. Si elles contribuent à sa diversité, elle restent parfois rejetées par leur pays d'adoption. Avant de devenir la nation que l'on connaît aujourd'hui, le Japon était divisé entre plusieurs ethnies. Certaines d'entre elles ont disparues ou ont été tellement assimilées qu'on ne peut plus aujourd'hui les distinguer de la population actuelle. D'autres continuent à perdurer à notre époque, présentées en tant que groupes minoritaires par rapport au peuple majoritaire, les Yamato.

Les Yamato :

Ils représentent la population japonaise moderne. Le terme institué au IVe siècle, a vite marqué la différence sociale et culturelle vis-à-vis des autre ethnies, qui est toujours perçue depuis l'installation du peuple Yamato au Japon. Ils seraient venus de l'est de l'Asie au cours de la préhistoire. Des débats tournent autour de l'idée que le peuple Yamato, qui forme la plus grande partie de la population japonaise aujourd'hui, vient de Chine et de Corée, les Aïnous de Russie-Sibérie-Mongolie et les Ryukyu des îles polynésiennes d'Océanie. Ce qui ne plaît pas forcément aux Japonais, envers qui il faut se montrer délicat lorsque l'on souhaite aborder le sujet.

Depuis que la culture chinoise s'est implantée au Japon, suivie de près par la culture coréenne, découle cette idée que la culture japonaise d'aujourd'hui ne soit pas uniquement originaire de l'archipel. On retrouve ainsi :

  • de fortes inspirations dans la langue japonaise (écriture chinoise, grammaire coréenne...) ;
  • la spiritualité bouddhique, complètement intégrée ;
  • ou encore le modèle dynastique.

Le terme Yamato désigne aussi bien le Japon que la langue parlée alors dans le pays ; il permet de distinguer les Japonais majoritaires des autres groupes. Installés en premier lieu dans l'actuelle Nara, les Yamato ont connu une expansion remarquable et n'ont eu de cesse de repousser les Aïnous de plus en plus au nord de l'archipel, pour les acculer jusqu'aux portes de Hokkaido où ils résident encore.

Aujourd'hui, parce que le terme Yamato possède une connotation raciale très péjorative, on préfère utiliser le fameux 和 wa auquel on accole le suffixe de population 人 jin quand on souhaite distinguer les Japonais-Japonais des Japonais-Aïnou ou Japonais-Ryukyu.

Les Aïnous :

Les Aïnous étaient présents sur l'archipel avant que les Yamato n'arrivent par le sud-ouest. En effet, ils sont venus par le nord de l'Asie, de Russie, Sibérie et Mongolie. Ce peuple s'installe d'abord dans presque tout le Japon actuel. Il s'appellent alors Emishi (rappelés dans Princesse Mononoké) avant que divers groupes ne se créent et ne se dispersent. Malgré l'entente qui s'était créée au premier abord, les Emishi ont été éradiqués par les Yamato car ils refusaient de plier face à l'empire qui était alors en train de se créer.

Leur origine et parenté avec d'autres peuples est difficile à définir. Ils possèdent divers marqueurs génétiques qui leur donnent une origine différente des Japonais "purs" mais possèdent un marqueur spécifique qu'on retrouve pourtant chez tout les Japonais. Les Aïnous sont forcés dans un premier temps de ne plus vivre leur culture et parler leur langue, et on voit peu à peu ce qui faisait toutes les spécificités de cette ethnie disparaître. Même si cette répression a oblitéré beaucoup des aspects culturels et sociaux de l'ethnie, et que les Aïnous aujourd'hui cachent pour beaucoup leur origine, la culture perdure et commence à être reconnue dans le Japon moderne. Principalement agriculteurs, pêcheurs ou chasseurs, ils possédaient auparavant beaucoup de rituels de passage comme on peut en voir encore en Mongolie. Ils sont aujourd'hui moins de 30.000 individus mais ils continuent à rechercher toujours plus de reconnaissance dans un Japon qui réapprend à les connaître.

Il en est de même pour un autre groupe ethnique :

les Ryukyu :

A l'opposé du Japon cette fois, ce peuple possédait son propre royaume indépendant. Eux aussi, existant toujours dans les îles du sud de l'archipel, recherchent une reconnaissance et le droit de parler un dialecte japonais presque totalement oublié.

Les Burakumin :

Il existe enfin un autre groupe culturel majeur, plus une caste qu'un véritable bloc ethnique. Il s'agit de Burakumin, les intouchables japonais. On considère une certaine caste de la société comme intouchable quand c'est à ce groupe qu'incombent les métiers dont personne ne veut. Cela peut être en raison de critères religieux interdisant certaines pratiques, ou parce que ces métiers sont considérés comme les plus dégradants. Ici, les Burakumin étaient intouchables car leur métier consistait à travailler avec le sang, animal ou humain, ce qu'interdisait le bouddhisme dans le passé féodal japonais.

Ils étaient alors mis à l'écart par la société et ne devaient pas interagir avec le reste de la population. Ce sujet se montre tout aussi délicat à aborder avec les Japonais. Aujourd'hui encore ils sont les parias de la société (ils représenteraient les deux tiers d'une des plus grandes familles yakuza). Une loi récente a toutefois interdit la ségrégation envers cette minorité, bien qu'elle subsiste à travers des pratiques culturelles ancrées qu'il est difficile de contrer. Ainsi, à cause de ce passé, les Burakumin subissent encore aujourd'hui des discriminations, surtout basées sur des stéréotypes, et il leur est difficile de trouver un travail ou un logement hors des ghettos dans lesquels ils vivent. Même si le gouvernement tente de les aider, le mieux pour eux actuellement est de tenter de s'assimiler à la population japonaise majoritaire et d'aider à changer les mentalités de l'intérieur.

Cette diversité, parfois mal acceptée par un Japon encore un peu timide, permet de découvrir ce qui fourmille sous la surface du pays.

Sources: kanpai et the Japanese ethnic groups.


Il est à noter que d'après certains scientifiques les japonais auraient une lointaine parenté avec les 

britanniques : même taille, même aspects morphologiques : pommettes et mâchoires mandibulaires saillantes et identiques, à ceux des anglais.

Les anglais auraient perdu le jaune de leur peau par l'effet du croisement, du climat et de la nourriture.

Mais à ce jour aucune étude scientifique ne vient étayée cette affirmation.

Autre particularité de ce pays c'est qu'il y a des phénomènes météorologiques extrêmes.

D'un bout à l'autre du pays on change totalement de climat.

Alors que le Nord a un climat sibérien, le Sud, lui a un climat tempéré donc plus clément.


J'ai parlé des évènements qui attendent le Japon dans un  temps relativement court. (Le temps à l'échelle humaine)

Voyons maintenant ce qui l'attend au niveau du temps long, le temps à l'échelle géologique c'est à dire dans plusieurs centaines de milliers, voire de millions d'années.



À quoi pourrait ressembler la Terre lorsque le prochain supercontinent se formera

Mattias GreenBangor UniversityHannah Sophia DaviesUniversidade de Lisboa Joao C. DuarteUniversidade de Lisboa

Le dernier supercontinent, la Pangée, s’est formé il y a environ 310 millions d’années et a commencé à se désassembler il y a environ 180 millions d’années. Il a été suggéré que le prochain supercontinent se formera dans 200-250 millions d’années. Nous sommes donc actuellement à peu près au milieu du cycle d’assemblage et dispersion du supercontinent. La question est la suivante : comment le prochain supercontinent se formera-t-il et pourquoi ?

Il existe quatre scénarios fondamentaux pour la formation du prochain supercontinent : la nouvelle Pangée, la Pangée ultime, Aurica et Amasia. La formation de ces quatre supercontinents potentiels est en fait liée à la façon dont la Pangée s’est séparée et dont les continents du monde se déplacent encore aujourd’hui.

L’éclatement de la Pangée a conduit à la formation de l’océan Atlantique, qui s’ouvre et s’élargit encore aujourd’hui. De l’autre côté, l’océan Pacifique se ferme et se rétrécit. Tout autour de l’océan Pacifique se trouve la célèbre ceinture de feu du Pacifique, où le fond océanique descend par subduction sous les plaques continentales et plonge dans l’intérieur de la Terre. Là, les anciens fonds océaniques sont « recyclés » et peuvent se transformer en panaches volcaniques. L’Atlantique, en revanche, possède une grande dorsale océanique qui produit une nouvelle plaque océanique, mais n’abrite que deux zones de subduction : l’arc des Petites Antilles dans les Caraïbes et l’arc des Antilles australes, situé entre l’Amérique du Sud et l’Antarctique.

1. La nouvelle Pangée

Si nous supposons que les conditions actuelles persistent, de sorte que l’Atlantique continue à s’ouvrir et le Pacifique à se fermer, nous avons un scénario dans lequel le prochain supercontinent se forme aux antipodes de la Pangée. Les Amériques entreraient en collision avec l’Antarctique, qui dérive vers le nord, puis avec l’Afrique-Eurasie, deux plaques déjà en collision. Le supercontinent qui se formerait s’appelle « nouvelle Pangée », ou Novopangea.

La nouvelle Pangée.

2. La Pangée ultime

L’ouverture de l’Atlantique pourrait toutefois ralentir, voire même s’inverser, et l’Atlantique commencer à se fermer, tandis que les deux petits arcs de subduction dans l’Atlantique s’étendraient tout le long de la côte est des Amériques Sud et Nord. Ceci entraînerait une recréation de la Pangée : les Amériques, l’Europe et l’Afrique seraient réunies en un supercontinent appelé la Pangée ultime. Ce nouveau supercontinent serait entouré par un Océan Pacifique géant.

La Pangée ultime, formée par la fermeture de l’Atlantique.

3. Aurica

Cependant, si l’Atlantique devait développer de nouvelles zones de subduction – ce qui est peut-être déjà le cas – les océans Pacifique et Atlantique pourraient tous deux être condamnés à se fermer. Cela signifie qu’un nouveau bassin océanique devrait se former pour les remplacer.

Dans ce scénario, le rift pan-asiatique, qui traverse actuellement l’Asie depuis l’ouest de l’Inde jusqu’à l’Arctique, s’ouvrirait pour former un nouvel océan et former le supercontinent AuricaL’Australie, qui dérive actuellement vers le nord, serait au centre du nouveau continent, alors que l’Asie de l’Est et les Amériques fermeraient le Pacifique de chaque côté. Les plaques européenne et africaine rejoindraient alors les Amériques à la fermeture de l’Atlantique.

4. Amasia

Le destin de la Terre est complètement différent dans le quatrième scénario. Celui-ci part de l’observation, bien réelle que plusieurs des plaques tectoniques se déplacent actuellement vers le nord, notamment l’Afrique et l’Australie. Cette dérive serait due à des anomalies laissées par la Pangée dans les profondeurs de l’intérieur de la Terre, dans la partie appelée manteau. En raison de cette dérive vers le nord, on peut envisager un scénario dans lequel les continents, à l’exception de l’Antarctique, continueraient à dériver et finiraient par se rassembler autour du pôle Nord en un supercontinent appelé Amasia. Dans ce scénario, l’Atlantique et le Pacifique resteraient en grande partie ouverts.

Amasia, le quatrième scénario.

Penser à l’avenir

De ces quatre scénarios, nous pensons que la nouvelle Pangée est le plus probable. Il s’agit d’une progression logique des directions actuelles de la dérive des plaques continentales, tandis que les trois autres supposent qu’un autre processus entre en jeu. Il faudrait de nouvelles zones de subduction atlantique pour Aurica, le renversement de l’ouverture atlantique pour la Pangée ultime, ou des anomalies à l’intérieur de la Terre laissées par la Pangée pour Amasia.

L’étude de l’avenir tectonique de la Terre nous oblige à repousser les limites de nos connaissances et à réfléchir aux processus qui façonnent notre planète sur de longues échelles de temps. Elle nous amène également à réfléchir sur le système terrestre dans son ensemble et soulève une série de questions : quel sera le climat du prochain supercontinent ? Comment la circulation océanique s’adaptera-t-elle ? Comment la vie évoluera-t-elle et s’adaptera-t-elle ? Ce genre de questions repoussent les limites de la science parce qu’elles repoussent les limites de notre imagination.

Source: theconversation.com.


Cet article est dense je le sais et j'en suis désolé.. je n'ai pas pu faire autrement vu l'importance du sujet.

En ce temps de coronavirus je pense et j'espère que vous trouverez le temps de le lire dans son intégralité.

En tout cas je vous en remercie par avance.

Prochain voyage, on retourne en Afrique, sur l'île de Madagascar précisément.

Soyez au rendez-vous merci.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le Rift Islandais