Le Japon, l'archipel des séismes
Pour commencer juste une photo des plaques tectoniques dans le monde pour comprendre la place du Japon dans cette mappe.
Pourquoi le Japon est une zone sismique.
Il y a beaucoup de séismes au Japon : plus de 100 000 par an, soit 10 % des tremblements de terre dans le monde. Le Japon est donc une zone particulièrement sismique, mais pourquoi ?
Bon, sur les 100 000 séismes par an, seuls ceux de magnitude supérieure à 3 sur l'échelle de Richter, sont dangereux.
Mais on a quand même compté en moyenne 1 tremblement de terre de magnitude supérieure ou égale à 7 par an au Japon au XXe siècle !
Le Japon étant un archipel, ces tremblements de terre s’accompagnent parfois de tsunamis, (des raz-de-marée destructeurs). Alors pourquoi y a-t-il autant de séismes au Japon ?
Parce que les tremblements de terre au Japon sont de type tectonique. Les séismes de ce type sont les plus fréquents dans le monde. Ils se produisent quand une plaque glisse sous une autre. Ce phénomène géologique s'appelle la subduction.
On a vu dans les publications précédentes que les plaques peuvent s'éloigner les unes des autres cela s'appelle "l'écartement" ou la "divergence" ou au contraire glisser les unes sous les autres et entrer en collision cela s'appelle "la subduction".
A cause de la tectonique des plaques.
Des plaques tectoniques. La terre est découpée en plusieurs plaques, à la manière d’un puzzle (photo n°1) celles-ci bougent, c’est ce que l’on appelle la tectonique des plaques ! Ce sont ces mouvements qui provoquent des tremblements de terre.
Le Japon est situé à la rencontre de 4 grandes plaques : la plaque d’Okhotsk au nord, la plaque pacifique à l’est, la plaque philippine au sud et la plaque eurasiatique à l’ouest. La plaque eurasiatique est elle-même divisée dans cette zone en 3 sous-plaques : la plaque de l’Amour au nord, celle d’Okinawa au sud-est et du Yangtsé au sud-ouest.
7 plaques donc au total, avec des mouvements divers et variés :
- La plaque pacifique plonge sous celles d’Okhotsk et philippine, et la plaque philippine s’enfonce dans celle d’Okinawa, on parle de subduction.
- Celle d’Okhotsk se rapproche des plaques de l’Amour et philippine, dans un mouvement de convergence et de collision.
- La plaque d’Okinawa s’écarte de celles de l’Amour et du Yangtsé, il s’agit ici d’un phénomène de divergence.
- Enfin les plaques de l’Amour et du Yangtsé coulissent l’une à côté de l’autre, le long d’une faille transformante.

Le Japon, un archipel volcanique
Ce phénomène de subduction a aussi un effet important sur le relief !
En premier lieu, on trouve toujours une fosse océanique le long de la bordure où une plaque commence à s’enfoncer sous l’autre. Au Japon, ce sont :
- les fosses des Kouriles et du Japon à la rencontre des plaques pacifique et d’Okhotsk, au nord ;
- la fosse de Nankai et d’Izu-Ogasawara à la bordure des plaques pacifique et philippine, à l’est ;
- et la fosse de Ryûkyû à la rencontre des plaque philippine et d’Okinawa, au Sud-Ouest.
Deuxièmement, à environ 150, 200 km de chaque fosse, sur la plaque supérieure, se trouve toujours une chaîne de volcans. Ces volcans, alignés parallèlement à la fosse, forment un “arc volcanique”. Lorsqu’ils se trouvent dans une zone maritime, il forment des îles regroupées en un archipel tout en longueur.
Le Japon a ainsi un relief volcanique, et est essentiellement montagneux : les montagnes occupent 61 % du territoire. On compte environ 200 volcans, dont 110 sont aujourd’hui considérés comme actifs, sur plus de 1 500 dans le monde. Mais seuls 47 d’entre eux représentent un risque, et sont minutieusement observés. Les éruptions sont plutôt rares, avec des émissions généralement peu importantes.

A noter que le mont Fuji, la plus haute et la plus célèbre montagne du Japon, est un volcan ! Bien que considéré comme actif, sa dernière éruption date de 1707, et le risque qu’une nouvelle éruption se produise est faible.
En dehors des 4 grandes îles du Japon (Hokkaido, Honshu, Shikoku et Kyushu), on trouve 3 longs arcs volcaniques sous la forme d’archipels :
- les îles Kouriles, le long de la fosse des Kouriles (russes mais revendiquées par le Japon) ;
- les îles d’Izu et d’Ogasawara, formant l’archipel Nanpō, le long de la fosse d’Izu-Ogasawara ;
- et les archipels Satsunan et Ryûkyû, formant l’archipel Nansei, le long de la fosse de Ryûkyû.
Ce phénomène de subduction de plaques existe tout autour de l’océan Pacifique. On compte 452 volcans autour du Pacifique, ce qui fait appeler cette zone la ceinture de feu du Pacifique. 90 % des tremblements de terre dans le monde se produisent dans cette région.
Source : doshite.fr
Un tremblement de terre au Japon fait beaucoup moins de morts qu'en Afrique
Conscients depuis longtemps des risques, les Japonais ont petit à petit élaboré des techniques de constructions anti ou plutôt parasismiques de plus en plus efficaces. Les principales recherches commencèrent après le séisme de Nōbi, aussi appelé tremblement de terre de Mino Owari. Les techniques modernes de construction furent réglementées en 1924 après le séisme de 1923 du Kantō. Elles étaient cependant limitées aux zones urbaines. Ces techniques furent renforcées en 1950 à la suite du tremblement de terre de Fukui en 1948. Elles ont alors été rendues obligatoires sur l’ensemble du territoire.
La loi actuelle fut introduite en 1981, après le séisme de Miyagi en 1978, permettant l’usage de 3 méthodes de construction parasismiques différentes :
- La première, taishin, minimale et obligatoire, est suffisante pour les immeubles de petite taille. Elle implique que les piliers, poutres et murs soient plus épais afin d’être plus résistants.
- La deuxième, seishin, est recommandée pour les plus grands immeubles : des amortisseurs sont ajoutés dans la structure afin d’absorber l’énergie du tremblement de terre.
- Enfin, la troisième norme, menshin, optionnelle mais la plus sûre pour les gratte-ciel, induit que la structure du bâtiment soit isolée du sol, limitant le plus les effets du séisme, notamment dans les étages supérieurs.

L’effet de ces mécanismes sur les gratte-ciel est surement le plus impressionnant. Ils permettent de minimiser les secousses, sans les faire disparaître, quelle que soit la méthode utilisée. En cas de forte secousse, les buildings font de plus ou moins larges mouvements de balancier, sans s’effondrer !
Source : doshite.fr
Ils représentent la population japonaise moderne. Le terme institué au IVe siècle, a vite marqué la différence sociale et culturelle vis-à-vis des autre ethnies, qui est toujours perçue depuis l'installation du peuple Yamato au Japon. Ils seraient venus de l'est de l'Asie au cours de la préhistoire. Des débats tournent autour de l'idée que le peuple Yamato, qui forme la plus grande partie de la population japonaise aujourd'hui, vient de Chine et de Corée, les Aïnous de Russie-Sibérie-Mongolie et les Ryukyu des îles polynésiennes d'Océanie. Ce qui ne plaît pas forcément aux Japonais, envers qui il faut se montrer délicat lorsque l'on souhaite aborder le sujet.
Depuis que la culture chinoise s'est implantée au Japon, suivie de près par la culture coréenne, découle cette idée que la culture japonaise d'aujourd'hui ne soit pas uniquement originaire de l'archipel. On retrouve ainsi :
- de fortes inspirations dans la langue japonaise (écriture chinoise, grammaire coréenne...) ;
- la spiritualité bouddhique, complètement intégrée ;
- ou encore le modèle dynastique.
Le terme Yamato désigne aussi bien le Japon que la langue parlée alors dans le pays ; il permet de distinguer les Japonais majoritaires des autres groupes. Installés en premier lieu dans l'actuelle Nara, les Yamato ont connu une expansion remarquable et n'ont eu de cesse de repousser les Aïnous de plus en plus au nord de l'archipel, pour les acculer jusqu'aux portes de Hokkaido où ils résident encore.
Aujourd'hui, parce que le terme Yamato possède une connotation raciale très péjorative, on préfère utiliser le fameux 和 wa auquel on accole le suffixe de population 人 jin quand on souhaite distinguer les Japonais-Japonais des Japonais-Aïnou ou Japonais-Ryukyu.
Les Aïnous :
Les Aïnous étaient présents sur l'archipel avant que les Yamato n'arrivent par le sud-ouest. En effet, ils sont venus par le nord de l'Asie, de Russie, Sibérie et Mongolie. Ce peuple s'installe d'abord dans presque tout le Japon actuel. Il s'appellent alors Emishi (rappelés dans Princesse Mononoké) avant que divers groupes ne se créent et ne se dispersent. Malgré l'entente qui s'était créée au premier abord, les Emishi ont été éradiqués par les Yamato car ils refusaient de plier face à l'empire qui était alors en train de se créer.
Leur origine et parenté avec d'autres peuples est difficile à définir. Ils possèdent divers marqueurs génétiques qui leur donnent une origine différente des Japonais "purs" mais possèdent un marqueur spécifique qu'on retrouve pourtant chez tout les Japonais. Les Aïnous sont forcés dans un premier temps de ne plus vivre leur culture et parler leur langue, et on voit peu à peu ce qui faisait toutes les spécificités de cette ethnie disparaître. Même si cette répression a oblitéré beaucoup des aspects culturels et sociaux de l'ethnie, et que les Aïnous aujourd'hui cachent pour beaucoup leur origine, la culture perdure et commence à être reconnue dans le Japon moderne. Principalement agriculteurs, pêcheurs ou chasseurs, ils possédaient auparavant beaucoup de rituels de passage comme on peut en voir encore en Mongolie. Ils sont aujourd'hui moins de 30.000 individus mais ils continuent à rechercher toujours plus de reconnaissance dans un Japon qui réapprend à les connaître.
Il en est de même pour un autre groupe ethnique :
les Ryukyu :
A l'opposé du Japon cette fois, ce peuple possédait son propre royaume indépendant. Eux aussi, existant toujours dans les îles du sud de l'archipel, recherchent une reconnaissance et le droit de parler un dialecte japonais presque totalement oublié.
Les Burakumin :
Il existe enfin un autre groupe culturel majeur, plus une caste qu'un véritable bloc ethnique. Il s'agit de Burakumin, les intouchables japonais. On considère une certaine caste de la société comme intouchable quand c'est à ce groupe qu'incombent les métiers dont personne ne veut. Cela peut être en raison de critères religieux interdisant certaines pratiques, ou parce que ces métiers sont considérés comme les plus dégradants. Ici, les Burakumin étaient intouchables car leur métier consistait à travailler avec le sang, animal ou humain, ce qu'interdisait le bouddhisme dans le passé féodal japonais.
Ils étaient alors mis à l'écart par la société et ne devaient pas interagir avec le reste de la population. Ce sujet se montre tout aussi délicat à aborder avec les Japonais. Aujourd'hui encore ils sont les parias de la société (ils représenteraient les deux tiers d'une des plus grandes familles yakuza). Une loi récente a toutefois interdit la ségrégation envers cette minorité, bien qu'elle subsiste à travers des pratiques culturelles ancrées qu'il est difficile de contrer. Ainsi, à cause de ce passé, les Burakumin subissent encore aujourd'hui des discriminations, surtout basées sur des stéréotypes, et il leur est difficile de trouver un travail ou un logement hors des ghettos dans lesquels ils vivent. Même si le gouvernement tente de les aider, le mieux pour eux actuellement est de tenter de s'assimiler à la population japonaise majoritaire et d'aider à changer les mentalités de l'intérieur.
Cette diversité, parfois mal acceptée par un Japon encore un peu timide, permet de découvrir ce qui fourmille sous la surface du pays.
Sources: kanpai et the Japanese ethnic groups.
Il est à noter que d'après certains scientifiques les japonais auraient une lointaine parenté avec les
britanniques : même taille, même aspects morphologiques : pommettes et mâchoires mandibulaires saillantes et identiques, à ceux des anglais.
Les anglais auraient perdu le jaune de leur peau par l'effet du croisement, du climat et de la nourriture.
Mais à ce jour aucune étude scientifique ne vient étayée cette affirmation.
Autre particularité de ce pays c'est qu'il y a des phénomènes météorologiques extrêmes.
D'un bout à l'autre du pays on change totalement de climat.
Alors que le Nord a un climat sibérien, le Sud, lui a un climat tempéré donc plus clément.
J'ai parlé des évènements qui attendent le Japon dans un temps relativement court. (Le temps à l'échelle humaine)
Voyons maintenant ce qui l'attend au niveau du temps long, le temps à l'échelle géologique c'est à dire dans plusieurs centaines de milliers, voire de millions d'années.
À quoi pourrait ressembler la Terre lorsque le prochain supercontinent se formera
Mattias Green, Bangor University, Hannah Sophia Davies, Universidade de Lisboa , Joao C. Duarte, Universidade de Lisboa
Le dernier supercontinent, la Pangée, s’est formé il y a environ 310 millions d’années et a commencé à se désassembler il y a environ 180 millions d’années. Il a été suggéré que le prochain supercontinent se formera dans 200-250 millions d’années. Nous sommes donc actuellement à peu près au milieu du cycle d’assemblage et dispersion du supercontinent. La question est la suivante : comment le prochain supercontinent se formera-t-il et pourquoi ?
Il existe quatre scénarios fondamentaux pour la formation du prochain supercontinent : la nouvelle Pangée, la Pangée ultime, Aurica et Amasia. La formation de ces quatre supercontinents potentiels est en fait liée à la façon dont la Pangée s’est séparée et dont les continents du monde se déplacent encore aujourd’hui.
L’éclatement de la Pangée a conduit à la formation de l’océan Atlantique, qui s’ouvre et s’élargit encore aujourd’hui. De l’autre côté, l’océan Pacifique se ferme et se rétrécit. Tout autour de l’océan Pacifique se trouve la célèbre ceinture de feu du Pacifique, où le fond océanique descend par subduction sous les plaques continentales et plonge dans l’intérieur de la Terre. Là, les anciens fonds océaniques sont « recyclés » et peuvent se transformer en panaches volcaniques. L’Atlantique, en revanche, possède une grande dorsale océanique qui produit une nouvelle plaque océanique, mais n’abrite que deux zones de subduction : l’arc des Petites Antilles dans les Caraïbes et l’arc des Antilles australes, situé entre l’Amérique du Sud et l’Antarctique.
1. La nouvelle Pangée
Si nous supposons que les conditions actuelles persistent, de sorte que l’Atlantique continue à s’ouvrir et le Pacifique à se fermer, nous avons un scénario dans lequel le prochain supercontinent se forme aux antipodes de la Pangée. Les Amériques entreraient en collision avec l’Antarctique, qui dérive vers le nord, puis avec l’Afrique-Eurasie, deux plaques déjà en collision. Le supercontinent qui se formerait s’appelle « nouvelle Pangée », ou Novopangea.
2. La Pangée ultime
L’ouverture de l’Atlantique pourrait toutefois ralentir, voire même s’inverser, et l’Atlantique commencer à se fermer, tandis que les deux petits arcs de subduction dans l’Atlantique s’étendraient tout le long de la côte est des Amériques Sud et Nord. Ceci entraînerait une recréation de la Pangée : les Amériques, l’Europe et l’Afrique seraient réunies en un supercontinent appelé la Pangée ultime. Ce nouveau supercontinent serait entouré par un Océan Pacifique géant.
3. Aurica
Cependant, si l’Atlantique devait développer de nouvelles zones de subduction – ce qui est peut-être déjà le cas – les océans Pacifique et Atlantique pourraient tous deux être condamnés à se fermer. Cela signifie qu’un nouveau bassin océanique devrait se former pour les remplacer.
Dans ce scénario, le rift pan-asiatique, qui traverse actuellement l’Asie depuis l’ouest de l’Inde jusqu’à l’Arctique, s’ouvrirait pour former un nouvel océan et former le supercontinent Aurica. L’Australie, qui dérive actuellement vers le nord, serait au centre du nouveau continent, alors que l’Asie de l’Est et les Amériques fermeraient le Pacifique de chaque côté. Les plaques européenne et africaine rejoindraient alors les Amériques à la fermeture de l’Atlantique.
4. Amasia
Le destin de la Terre est complètement différent dans le quatrième scénario. Celui-ci part de l’observation, bien réelle que plusieurs des plaques tectoniques se déplacent actuellement vers le nord, notamment l’Afrique et l’Australie. Cette dérive serait due à des anomalies laissées par la Pangée dans les profondeurs de l’intérieur de la Terre, dans la partie appelée manteau. En raison de cette dérive vers le nord, on peut envisager un scénario dans lequel les continents, à l’exception de l’Antarctique, continueraient à dériver et finiraient par se rassembler autour du pôle Nord en un supercontinent appelé Amasia. Dans ce scénario, l’Atlantique et le Pacifique resteraient en grande partie ouverts.
Penser à l’avenir
De ces quatre scénarios, nous pensons que la nouvelle Pangée est le plus probable. Il s’agit d’une progression logique des directions actuelles de la dérive des plaques continentales, tandis que les trois autres supposent qu’un autre processus entre en jeu. Il faudrait de nouvelles zones de subduction atlantique pour Aurica, le renversement de l’ouverture atlantique pour la Pangée ultime, ou des anomalies à l’intérieur de la Terre laissées par la Pangée pour Amasia.
L’étude de l’avenir tectonique de la Terre nous oblige à repousser les limites de nos connaissances et à réfléchir aux processus qui façonnent notre planète sur de longues échelles de temps. Elle nous amène également à réfléchir sur le système terrestre dans son ensemble et soulève une série de questions : quel sera le climat du prochain supercontinent ? Comment la circulation océanique s’adaptera-t-elle ? Comment la vie évoluera-t-elle et s’adaptera-t-elle ? Ce genre de questions repoussent les limites de la science parce qu’elles repoussent les limites de notre imagination.
Source: theconversation.com.
Cet article est dense je le sais et j'en suis désolé.. je n'ai pas pu faire autrement vu l'importance du sujet.
En ce temps de coronavirus je pense et j'espère que vous trouverez le temps de le lire dans son intégralité.
En tout cas je vous en remercie par avance.
Prochain voyage, on retourne en Afrique, sur l'île de Madagascar précisément.
Soyez au rendez-vous merci.





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